Signes et symptômes - Explication des maladies rares

Temps de lecture estimé :
5 min

Informations clés sur la maladie de Wilson

La maladie de Wilson, également appelée dégénérescence hépatolenticulaire, est une maladie génétique rare qui provoque une accumulation toxique de cuivre dans le corps — en particulier dans le foie et le système nerveux central. Sans diagnostic et traitement précoces, cela peut entraîner des dommages irréversibles et même être fatal.

Illustration du corps humain mettant en valeur le foie, représentant comment la maladie de Wilson affecte cet organe et peut causer de graves dommages
La maladie de Wilson endommage le foie et peut être un vivi-thréan.

Cuivre : un minéral vital en petites quantités

Le cuivre est un élément chimique représenté par le symbole Cu, un métal dont notre corps a besoin en très petites quantités pour rester en bonne santé, car il joue un rôle dans :

  • Fabrication des globules rouges
  • Soutenir le système immunitaire
  • Aider les enzymes à bien fonctionner
  • Maintenir les nerfs, les os et les tissus conjonctifs en bonne santé

Normalement, notre organisme obtient du cuivre de son alimentation (comme les noix, les graines, les fruits de mer et les céréales complètes), et le foie traite et élimine l’excédent, qui est ensuite éliminé dans les selles.

Dans la maladie de Wilson, le foie ne parvient pas à éliminer correctement le cuivre, qui s’accumule dans le foie, le cerveau et d’autres organes, causant des dommages.

Qu’est-ce qui cause la maladie de Wilson ?

La maladie est causée par des mutations du gène ATP7B, qui nuisent à l’élimination du cuivre. Elle peut entraîner des lésions hépatiques graves ou progressives ou aiguës, et finalement un dépôt de cuivre dans le cerveau et d’autres organes.

En tant que trouble autosomique récessif, il nécessite l’héritage de deux gènes mutés (un de chaque parent) pour se développer. Les porteurs avec un gène muté sont asymptomatiques.

Symptômes clés

  • Problèmes hépatiques : Hypertrophie et insuffisance hépatique , hépatite, cirrhose, jaunisse.
  • Problèmes neurologiques : maladresse physique, tremblements, difficultés à marcher, troubles de la parole.
  • Symptômes psychiatriques : Dépression, anxiété, agressivité, changements d’humeur.
  • Douleurs musculosquelettiques : douleurs articulaires, osseuses, inflammation.
  • Autres signes : Hyperhypertisation de la rate, bruits faciles, fatigue, anneaux de Kayser–Fleischer, épisodes hémolytiques aigus, puberté retardée, fausses couches récurrentes, douleurs osseuses, arthrite, ostéoporose, arythmie, cardiomyopathie, hématurie, syndrome néphrotique et calculs rénaux.

Quand apparaissent les symptômes ?

L’âge au début est très variable, allant de après 3 ans chez les enfants jusqu’à la plupart des cas avant 40 ans, avec de rares apparitions tardives après 50 ans.

La présentation clinique dépend de l’âge et du sexe :

  • Les enfants (~10 ans en moyenne) présentent souvent d’abord des symptômes hépatiques, avant les signes neurologiques. 
  • Des symptômes neurologiques peuvent apparaître parallèlement aux signes hépatiques ou en première manifestation. 
  • Des symptômes psychiatriques isolés sont possibles, bien que plus rares, et coexistent plus souvent avec des maladies hépatiques ou neurologiques.

Diagnostic

La variabilité de la présentation (hépatique, neurologique, psychiatrique) complique le diagnostic, qui repose sur des caractéristiques cliniques ainsi que des résultats de laboratoire anormaux.

  • Premier bilan : faible ceruloplasmine, excrétion urinaire élevée de cuivre. 
  • La biopsie hépatique peut confirmer une teneur élevée en cuivre hépatique. 
  • Les tests génétiques confirment le diagnostic dans ~98 % des cas. 
  • Le dépistage familial identifie ~20 % des cas. 

Le diagnostic différentiel pour la présentation hépatique inclut une hépatite virale ou auto-immune, une stéatohépatite non alcoolique, une cholangite sclérosante primaire, une cholangite primaire biliaire et une carence en alpha-1 antitrypsine. Pour les symptômes neurologiques, considérez le tremblement essentiel, la maladie de Parkinson à début précoce et la dystonie.

Traitement

Actuellement, il n’existe pas de remède à la maladie de Wilson, mais les symptômes peuvent être contrôlés. Le traitement peut progressivement améliorer les symptômes, mais son succès dépend d’une stricte adhésion à vie.

L’objectif thérapeutique principal est d’atteindre un bilan négatif du cuivre grâce à l’utilisation à vie d’agents chélants (D-pénicillamine, sels de trientine) ou de sulfate de zinc. La restriction alimentaire des aliments riches en cuivre est également recommandée.

La transplantation hépatique est recommandée pour l’insuffisance hépatique aiguë avec encéphalopathie ou pour la cirrhose décompensée non réactive au traitement médical.

Pronostic

Le résultat dépend d’un diagnostic rapide, d’une prise précoce de traitement et de l’adhésion à la thérapie. La maladie de Wilson non traitée évolue vers une maladie potentiellement mortelle, mais avec un traitement approprié, le pronostic à long terme est excellent.

Soumettre votre cas

Vous cherchez un diagnostic ?

Fill out the form and discover the risk of rare diseases. Our service is free, secure, and can assist in early diagnosis.

Unsure of what is causing your symptoms?

Does your doctor suspect rare diseases?

Are you looking for specialists?

Analysez vos symptômes en ligne !

Nous ne modifions aucun frais !

Login

or
Login Form

Don't have an account yet?

Create an account

or
Register Form

Already have an account?

Forgot your password?

We’ll email you a link to reset your password.

Forgot password Form (#4)

Connexion

ou
Login Form

Vous n'avez pas encore de compte ?

Thank you!

Your form has been sent. We will contact you at the phone number or email address to provide you with further information.

Mot de passe oublié ?

Nous vous enverrons par e-mail un lien pour réinitialiser votre mot de passe.

Forgot password Form (#4)

Créer un compte

ou
Register Form

Vous avez déjà un compte ?